Notre circonscription

4e circonscription du MorbihanSuite au redécoupage des circonscriptions législatives françaises de 2010, induit par l’ordonnance n° 2009-935 du 29 juillet 2009, ratifiée par le Parlement français le 21 janvier 2010, la quatrième circonscription du Morbihan regroupe les divisions administratives suivantes:

Canton d’Allaire
Canton de La Gacilly
Canton de Guer
Canton de Josselin
Canton de Malestroit
Canton de Mauron
Canton de Ploërmel
Canton de Questembert
Canton de La Roche-Bernard
Canton de Rochefort-en-Terre
Canton de La Trinité-Porhoët

Le département, à quoi ça sert?

Fait peu connu, un mois après la création des communes, le 15 janvier 1790, l’Assemblée constituante établissait la carte des 83 départements français dans le but de briser les reins aux trônes féodaux des duchés, comtés et baronnies, et de substituer au principe d’allégeance au Roi celui de la fidélité à la loi républicaine.

Le retour des fiefs «communauté de commune» et des «provinces régionales» indique que nous sommes en train de reformer les anciens trônes féodaux.

Le département a été créé afin:

– D’être plus proche du citoyen pour rompre avec la tutelle oligarchique de la noblesse et de la
religion. C’était une logique de proximité.

– Que les citoyens français soient tous égaux devant la loi, la même loi devant s’appliquer partout sur le territoire. C’était une logique d’aménagement du territoire et de péréquation.

La péréquation garantissait un développement global

L’Etat a retiré une bonne partie du droit de lever l’impôt aux communes et aux départements.
Aujourd’hui il impose de grosses coupes dans les dotations aux communes et aux départements afin, tout en les étranglant, de mettre en place un système injuste et irrégulier favorisant les  grandes métropoles et les communautés de communes.

Les métropoles, communautés de communes et méga-régions (euro régions), imposées aux communes par la force, deviennent ainsi les courroies de transmission des politiques d’austérité et de destruction de Bruxelles, de la City, de Wall Street et de la noblesse bancaire. L’oligarchie financière veut en effet réduire tous les points de résistance permis par le système républicain.

La difficulté du département

Depuis le début des années 2000, l’Etat a transféré aux collectivités territoriales des attributions toujours plus nombreuses (RSA, PCH, APA, etc.), tout en réduisant leurs dotations et sans leur accorder l’autonomie fiscale qui leur permettrait de se financer correctement.

C’est plus de 6 milliards que les départements français doivent trouver afin de compenser les nouvelles responsabilités. Un accord a certes été conclu en 2012 entre l’Etat et les départements pour le RSA, PCH, APA, mais on est loin du compte.

Le département: lanceur d’alerte et lanceur d’alternative

Quelles sont les conséquences de ces pénalités pour les départements ?

  • Annulations de projets de construction et d’aménagement de collèges.
  • Coupes dans les transports scolaires (suppression d’arrêts, augmentation des coûts pour les familles).
  • Disparition de CIO.
  • Coupes dans les budgets des activités des collégiens.
  • Coupes dans les budgets de vacances des enfants.
  • Coupes dans les subventions aux associations.
  • Coupes dans les transports locaux.
  • Coupes dans l’entretien des routes.
  • Coupes dans les services de pompiers.

Face à ces défis, l’élection départementale de mars 2015 ne peut être perçue uniquement comme une élection locale. Malgré ce que certains essayent de faire croire, il n’y a aucune solution dans le repli sur soi, qu’il soit celui de Marine Le Pen, qu’il soit régionaliste ou qu’il soit localiste.

Les élus locaux doivent se battre pour faire tomber les privilèges à l’image de la Nuit du 4 août 1789, afin de faire tomber cette oligarchie financière qui organise notre destruction.

Dès maintenant, parce qu’elles ne sont ni soumises à un souci de meilleure répartition ni à un souci de mieux vivre ensemble mais à un impératif et à un chantage oligarchiques, nous devons exiger l’abrogation de toutes les lois d’organisation du territoire passées depuis celle du 16 décembre 2010.

  • l’Etat doit rembourser les départements des 6 milliards par an qu’il doit.
  • L’Etat doit accorder une nouvelle autonomie fiscale aux départements.

Dans le même temps, il faut organiser une offensive globale sur des questions économiques, en remontant progressivement vers l’échelle nationale:

→  En organisant un audit sur la dette du département (en aidant conjointement les communes, hôpitaux, etc. dans leurs démarches). L’audit sera une première étape vers un audit national sur la dette française, via une enquête parlementaire sur la crise financière.

→ En exposant ces «loups déguisés en blanche hermine» que sont les pilleurs de la Bretagne et du Morbihan. Il s’agit de ce fameux haut patronat qui prétend adorer la Bretagne et en défendre les intérêts et l’indépendance, mais ne l’utilise que comme vitrine, fabriquant la majorité de ses produits dans les pays à main d’œuvre bon marché.

→ En engageant un débat public sur la séparation des banques, la mise en règlement judiciaire de ceux qui ont spéculé et perdu, et une politique de crédit public productif par un retour à la nationalisation de la Banque de France.

Plan d’urgence 

De manière générale, 40 ans de libéralisme ont laissé de terribles traces dans notre économie locale, notre système d’infrastructures et nos services publics. Il faut donc réorganiser et appuyer tout un ensemble de secteurs.

En parallèle avec la mobilisation nationale, c’est un état des lieux de tout ce qui concerne le département qui est à effectuer, à l’image de la politique de Plan menée durant les Trente glorieuses, afin de répondre au plus vite aux urgences et de programmer un redressement de notre département à plus long terme.     

Partenaire des services publics de proximité

Le département produira des cartes en anamorphose afin de visualiser le temps qui sépare chaque service public de ses usagers, afin d’accompagner les SCOT dans le schéma de cohérence territoriale.

Le département doit se battre pour réparer l’injustice que suppose la privation de tout accès au service public par les citoyens.

Dans notre département rural, un des premiers obstacle à l’emploi c’est le transport. En collaboration avec les communes et Pôle emploi, le département doit garantir un moyen de transport à toute personne cherchant un emploi:

→ Mise en place de véhicules
→ Taxi solidaire
→ Garage solidaire

Afin de favoriser le déplacement des personnes à mobilité réduite (physique et économique), le département doit travailler avec les communes et les SCOT afin de mettre en place un transport rural cohérent.

Partenaire de l’économie locale

Le département doit mettre en place un plan de soutien aux Chambre d’Agriculture et Chambre de Commerce et de l’Industrie, dont les budgets sont largement réduits.

Il doit mettre en place une veille et une intelligence économique pour accompagner les entreprises dans leur recherche de nouveaux marchés au niveau européen et au niveau des BRICS et de leurs partenaires.

Les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du sud) ont en effet initié depuis quelques mois une politique de développement économique extrêmement prometteuse à l’échelle mondiale, par des partenariats renforcés dans l’infrastructure, la recherche et les secteurs de pointe (nucléaire, transports rapides, canaux, spatial, fusion thermonucléaire, etc.) Ils ont créé des banques internationales et des échanges hors dollar pour faciliter leurs investissements.

Pour stimuler le domaine des PME, il nous faut également développer un plan de soutien pour une Fab lab par canton et la création d’un forum de la production et de l’innovation. Mais aussi:
→ Réussir l’aménagement du territoire en matière de numérique (câbler tout le monde au haut puis très haut débit dans les meilleurs délais et créer des formations dans l’économie numérique). C’est le meilleur moyen de créer du lien entre les habitations les plus éloignées et les plus isolées d’une part, et les services départementaux, les services régionaux et toutes les informations disponibles dans le monde. Les compagnes des agriculteurs exigent ce lien et il faut les satisfaire. C’est aussi le « pont » nécessaire vers les métiers d’avenir.
→ Créer les conditions d’un véritable New Deal à l’image de celui d’Auvergne (soutien à l’installation de nouveaux venus aux qualifications recherchées – médecins, ingénieurs, techniciens, etc. – et accompagnement pour la reprise d’entreprises).
→ Soutien à l’agriculture de proximité (aide à la formation, aide à la filière courte – transformation et commercialisation de leurs produits – aide à l’investissement dans les nouveaux matériels de l’agriculture de demain ; mais aussi soutien au recours par les cantines des productions alimentaires locales, etc.

De nombreux départements ont montré l’exemple: le département doit permettre à tous les enfants, quelque soit les revenus de leurs parents, de partir en vacances dans les meilleures conditions de sécurité.

Chaque collège, qu’il soit privé ou public, doit être doté d’une infirmière, d’une assistante sociale et d’un psychologue au prorata du nombre d’élèves scolarisés. Une permanence hebdomadaire du médecin doit aussi être mise en place.

Les meilleurs conseils doivent être dispensés aux collégiens au sujet de leur orientation. Chaque ancien canton devra disposer d’un CIO et d’un personnel qualifié et formé.

Partenaire de la vie culturelle

→ Soutenir les lieux de mémoire de notre département comme le musée de Saint-Marcel.
→ Organiser des événements d’éducation populaire réguliers pour que chacun comprenne les enjeux économiques actuels et connaisse le monde d’aujourd’hui.
→ Aide aux associations culturelles, clubs sportifs, écoles de musique, écoles d’art dramatique, création d’ateliers de reproduction d’œuvres d’art.
→ Chaque collège devra être aidé pour s’équiper d’instruments afin de sensibiliser les enfants à la découverte et la pratique de la musique. En effet, au même titre que la littérature enseignée en cours de français, la musique classique est un patrimoine culturel riche qui appartient à tous et doit être communiqué, de même qu’il est un support d’expression fondamental. A défaut, la constitution de chorales classiques devra être encouragée dans les collèges.
→ Soutien aux initiatives d’échanges avec les pays européens et les BRICS qui concerneraient les étudiants, les entrepreneurs ou les acteurs culturels.


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